Dessin coloré d'un grand dragon ailé aux écailles ornées de bleu, de rouge et de jaune, sur fond orangé.

Art brut

1892–1973

Henry Darger

Henry Darger

Henry Darger

Portrait en noir et blanc d'Henry Darger âgé, moustachu, assis, ses lunettes à la main.

© Photo : David Berglund

Portrait d’artiste

Né à Chicago en 1892, Henry Darger perd sa mère alors qu’il est encore enfant. Après une période passée avec son père, il est placé dans un foyer puis dans une institution à Lincoln, dont il s’enfuit à dix-sept ans après avoir appris la mort de son père. Il retourne ensuite à Chicago, où il mène une vie de travailleur hospitalier, employé comme plongeur puis agent d’entretien jusqu’à sa retraite en 1963.

À sa mort, en 1973, son propriétaire, le photographe Nathan Lerner, découvre dans sa chambre une œuvre demeurée inconnue : une autobiographie de plusieurs milliers de pages, des journaux, des archives, ainsi qu’un récit d’une ampleur exceptionnelle, In the Realms of the Unreal — souvent désigné par son titre complet, The Story of the Vivian Girls, in What Is Known as the Realms of the Unreal. Ce manuscrit de plus de 15 000 pages est accompagné de centaines de dessins et d’aquarelles, parfois de très grands formats.

Le monde de Darger est habité par les Vivian Girls, sept héroïnes engagées dans une guerre imaginaire contre des forces oppressives. Ses images font coexister paysages vastes, scènes d’aventure, conflits, enfants, animaux, fleurs et phénomènes atmosphériques. Elles procèdent d’un répertoire visuel nourri de livres illustrés, bandes dessinées, images populaires et albums de coloriage, que l’artiste transforme par le collage, le décalque et l’aquarelle.

L’importance de Darger tient autant à l’ampleur de son projet qu’à la puissance de ses images. Le récit et la peinture ne se juxtaposent pas : ils constituent un même espace mental, où la douceur apparente des couleurs et des paysages peut être traversée par la menace, la résistance et la quête de protection. La nature y agit comme un langage symbolique ; les ciels, végétaux et animaux accompagnent les tensions dramatiques de cette cosmogonie personnelle.

Aujourd’hui, son œuvre est conservée et étudiée notamment par l’American Folk Art Museum, qui possède le plus important fonds public consacré à Darger. Elle a profondément marqué la réception internationale de l’outsider art et continue d’inspirer artistes, écrivains et cinéastes.

Le regard de Curated by Solti

Henry Darger construit, durant plusieurs décennies et dans la solitude de sa chambre à Chicago, l’un des univers les plus vastes et les plus troublants de l’art du XXe siècle. Son œuvre associe écriture, image, collage, décalque et aquarelle dans une narration monumentale où l’enfance, la guerre, le merveilleux et la violence composent un théâtre d’une intensité singulière.

Henry Darger construit, durant plusieurs décennies et dans la solitude de sa chambre à Chicago, l’un des univers les plus vastes et les plus troublants de l’art du XXe siècle. Son œuvre associe écriture, image, collage, décalque et aquarelle dans une narration monumentale où l’enfance, la guerre, le merveilleux et la violence composent un théâtre d’une intensité singulière.

Gouache d'un grand dragon ailé aux ailes jaune d'or et au corps serpentin bleu et rouge, sur un fond orangé.

Sans titre

Entre 1950 et 1960

Gouache d'un grand dragon ailé aux ailes jaune d'or et au corps serpentin bleu et rouge, sur un fond orangé.

Sans titre

Entre 1950 et 1960

Gouache d'un grand dragon ailé aux ailes jaune d'or et au corps serpentin bleu et rouge, sur un fond orangé.

Sans titre

Entre 1950 et 1960

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© MMXXVI · CURATED BY SOLTI

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