Dessin aux couleurs vives, rouge, violet et jaune : un personnage féminin aux cheveux bouclés et une horloge en bas à droite.

Art brut

1886–1964

Aloïse Corbaz

Aloïse Corbaz

Aloïse Corbaz

© Photo : Alfred Bader

© Photo : Alfred Bader

Portrait en noir et blanc d'Aloïse Corbaz âgée, cheveux blancs relevés, devant un grand dessin d'une femme au visage allongé.

© Photo : Alfred Bader

Portrait d’artiste

Née à Lausanne en 1886 dans une famille nombreuse et modeste, Aloïse Corbaz rêve très tôt de devenir cantatrice. Après sa scolarité, elle part en Allemagne et travaille comme gouvernante, notamment à Potsdam, à la cour de Guillaume II. La guerre la contraint à rentrer en Suisse. Elle est admise en 1918 à l’asile de Cery-sur-Lausanne, puis transférée à la Rosière, à Gimel-sur-Morges, où elle demeure jusqu’à sa mort en 1964.

Peu après son entrée à l’hôpital, Aloïse commence à écrire et à dessiner. Pendant de nombreuses années, elle travaille en secret, sur des matériaux modestes et disponibles : mine de plomb, encre, papier d’emballage, enveloppes, carton, revers de calendrier, cahiers. Elle emploie également, selon les circonstances, du suc de pétales, des feuilles écrasées ou du dentifrice. Pour réaliser de grands formats, elle peut coudre plusieurs feuilles de papier ensemble.

Son œuvre développe un monde d’images intensément personnel, traversé par les figures de Napoléon, Marie-Antoinette, la reine Élisabeth, des princes, des amants et des héroïnes aux regards bleus. À travers elles, elle invente une scène intérieure dans laquelle l’histoire, l’opéra, la romance, le désir, la politique et la ferveur spirituelle se mêlent. Le support vertical devient souvent l’espace d’une apparition : une figure centrale, majestueuse, entourée de motifs, de vêtements flamboyants, de fleurs ou de signes colorés.

La force d’Aloïse réside dans son sens de la saturation et de l’ornement. Ses couleurs ne décorent pas le dessin : elles en constituent l’énergie, la poussée musicale et l’architecture émotionnelle. L’œuvre ne se réduit ni à un récit biographique ni à une lecture psychologique ; elle exige d’être abordée comme un théâtre autonome, où chaque personnage semble entrer en scène au moment même où il se forme.

Aloïse est reconnue comme l’une des grandes figures historiques de l’art brut. Son œuvre est notamment conservée et présentée par la Collection de l’Art Brut de Lausanne, qui lui a consacré l’exposition Aloïse. Le ricochet solaire en 2012.

Le regard de Curated by Solti

Aloïse Corbaz, connue sous le seul prénom d’Aloïse, déploie une œuvre où la couleur devient théâtre, chant et vision. Ses figures souveraines, ses héroïnes aux yeux bleus, ses amants imaginaires et ses présences historiques habitent une cosmogonie personnelle d’une puissance décorative et émotionnelle exceptionnelle.

Aloïse Corbaz, connue sous le seul prénom d’Aloïse, déploie une œuvre où la couleur devient théâtre, chant et vision. Ses figures souveraines, ses héroïnes aux yeux bleus, ses amants imaginaires et ses présences historiques habitent une cosmogonie personnelle d’une puissance décorative et émotionnelle exceptionnelle.

Dessin aux couleurs vives, rouge, violet et jaune : un personnage féminin aux cheveux bouclés et une horloge en bas à droite.

Char d’Achille

Fin de la 5ème période : 1960–1963

Dessin aux couleurs vives, rouge, violet et jaune : un personnage féminin aux cheveux bouclés et une horloge en bas à droite.

Char d’Achille

Fin de la 5ème période : 1960–1963

Dessin aux couleurs vives, rouge, violet et jaune : un personnage féminin aux cheveux bouclés et une horloge en bas à droite.

Char d’Achille

Fin de la 5ème période : 1960–1963

© MMXXVI · CURATED BY SOLTI

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